Jamais Vue

La sélection de Christophe et Anthony Deklerck:

1. Où petit-déjeuner et/ou bruncher: au Eetboetiek chez Sergio Herman à Sluis. On y trouve le meilleur pain et le meilleur café de toute la région !

2. Où luncher: Anthony adore déjeuner chez lui, au Palace, tandis que son père privilégie toujours les belles terrasses, notamment celle du golf du Zoute.

3. Où prendre un quatre-heures: sous les conseils de Christophe, Siska est vraiment un incontournable. On ne pourrait se passer des meilleures gaufres et crêpes de la côte, qui font le bonheur des enfants et des parents. 

4. Où prendre l’apéro: Christophe se rend généralement à la Terrasse du Zoute, qui dispose d’une magnifique terrasse ensoleillée. Anthony préfère le Riverwoods Beach Club pour son côté festif et ses cocktails originaux.

5. Où dîner: Anthony aime aller à l’W dans le Bistrot de la mer. Christophe lui, préfère aller au Cuiness 33 car on y trouve de tout, avec une fraîcheur exceptionnelle et qui vient en outre de recevoir une étoile.

Il apprécie également le fameux Boudin Sauvage, un classique knokkois avec son bar à l’avant pour prendre l’apéro avant de passer à table. Une des spécialités est la fondue bourguignonne.

A plus de 90 ans, le Memlinc Palace et ses quatre étoiles demeure l’hôtel de référence à Knokke. Un établissement qui a su s’adapter au fil du temps, sans rien perdre de son charme originel.

 “ Tout a commencé au XIXe siècle. Mon arrière grand-père est alors le fils d’un paysan de la région de Zuienkerke, mais il décide de s’installer à Knokke...” 

Le Memlinc Palace Hotel de Knokke fête cette année ses 92 ans, ce qui en fait un des établissements hôteliers les plus anciens de Knokke. Mais le Memlinc Palace, c’est surtout et avant tout une belle histoire de famille, comme l’explique Christophe Deklerck : « Absolument ! Tout a commencé au XIXe siècle. Mon arrière-grand-père est alors le fils d’un paysan de la région de Zuienkerke, mais il décide de s’installer à Knokke et d’ouvrir ce qui était alors l’Hôtel de Bruges, aujourd’hui disparu. Mon père y naîtra en 1918, juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toute la famille s’installe à Knokke et construit en 1923 ce qui est l’actuel Memlinc Palace. »

Parfaitement situé, et ouvert durant une période faste pour la côte belge, le succès est immédiat. Malheureusement, avec la crise de 1929, le début des années 30 est une période difficile pour la famille Deklerck, et ce d’autant que le couple divorce. C’est la grand-mère de Christophe qui reprend l’affaire, jusqu’à son décès au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’après-guerre est particulièrement difficile, l’hôtel ayant connu des dommages très importants, qui ont miné son cachet.

Le renouveau s’annonce à l’aube des années 50, lorsque le père de Christophe reprend la gestion de l’hôtel. Après une longue période de travaux, il décide de s’attaquer, et c’est une première à l’époque, au marché des séminaires d’entreprises. « On est alors en plein dans les Golden Sixties, durant lesquelles l’économie tourne à plein régime. Le Memlinc en profite, vit de belles années, ce qui lui permet de construire une aile supplémentaire. Et si les années 70 et 80 n’ont pas été les meilleures, l’hôtel a continué à bien fonctionner, ce qui m’a permis de reprendre le flambeau en 1988. A cette époque, j’ai décidé de moderniser l’hôtel, notamment en matière de confort et de sécurité incendie. C’est aussi une période charnière, durant laquelle les mentalités et les habitudes des touristes ont changé. J’ai donc décidé de faire évoluer l’hôtel d’un établissement de style ‘pension’ à un hôtel du XXIe siècle, où l’on ne vient pas seulement pour loger mais également pour manger et profiter de la station balnéaire, que cela soit pendant 24 heures ou durant toute une semaine. Une brasserie a donc été inaugurée en 2004, tout comme le Lounge Bar et le restaurant, qui ont immédiatement rencontré un grand succès. En 2006, j’ai aussi lancé L’écailler, qui certes a mis du temps à s’imposer à Knokke mais qui aujourd’hui plaît de plus en plus. En 2007, nous avons inauguré la terrasse et, d’ici quelques semaines, nous dévoilerons notre ‘roof top’ qui sera une première sur la côte belge. »

En 2007, nous avons inauguré la terrasse et, d’ici quelques semaines, nous dévoilerons notre ‘roof top’ qui sera une première sur la côte belge.

En 2007, nous avons inauguré la terrasse et, d’ici quelques semaines, nous dévoilerons notre ‘roof top’ qui sera une première sur la côte belge.

L’avenir du Memlinc est assuré avec Anthony, le fils de Christophe, qui prend progressivement part aux activités de l’hôtel, même s’il se dit toujours en phase d’observation : « Mon souhait dans le futur est clairement de rendre le Memlinc plus accessible, que l’on ait envie d’y rentrer, même si ce n’est que pour boire un verre, que l’on soit un touriste ou un habitant de Knokke. » Autre certitude, l’affaire demeurera bel et bien entre les mains de la famille, Anthony montrant une motivation extraordinaire, tout en ayant déjà en tête quelques projets de rénovation. 

Evoluer sans dénaturer

La prochaine évolution du Memlinc consistera donc à installer une terrasse panoramique sur le toit de l’hôtel. Problème : le bâtiment est ancien et donc moins stable qu’une construction moderne, tandis qu’il faut assurer un niveau de sécurité optimal pour les convives qui prendront place sur ce toit. Pour y parvenir, il a fallu renforcer les murs porteurs de l’hôtel avec non moins de 27 tonnes de poutrelles ! L’ouverture est prévue pour la mi-juillet, au cœur de la haute saison estivale.

A plus long terme, Christophe Deklerck compte également installer un spa dans son établissement. Mais celui-ci n’est encore qu’à l’état de projet.

Knokke vue par un Knokkois

Pour Christophe, l’atout principal de la ville de Knokke est que l’on peut tout y trouver : « Ce sont les touristes qui nous le disent à chaque fois: à Knokke, il y a tout! Nombreux magasins, plages, golf, restaurants gastronomiques, rien ne manque, tout est là et de façon concentrée de façon à ce que l’on ne soit pas obligé de courir à plusieurs kilomètres pour trouver ce que l’on cherche. S’ajoute à cela une qualité de vie et un très haut niveau de sécurité auxquels nos voisins ne peuvent pas toujours prétendre, ainsi qu’une activité culturelle constante, avec de nombreuses galeries d’art. Cerise sur le gâteau: une nature préservée et unique en Belgique, que cela soit avec le Zwin ou avec les polders situés à quelques centaines de mètres. »

 

En outre, au contraire de certaines stations balnéaires qui sont désertes durant la basse saison, Knokke, elle, continue à vivre durant le reste de l’année. Son cinéma, ses galeries d’art ou encore ses multiples restaurants ne connaissent pas de temps mort entre le 1er janvier et le 31 décembre.