Extension du territoire des goûts

Chef-propriétaire du doublement étoilé et sophistiqué Bon-Bon, Christophe Hardiquest est un artiste polyvalent : cuisinier, artisan, créateur, patron des lieux, responsable de la promotion et des relations publiques… Une journée ne suffit pas pour cultiver et infatigablement intensifier la haute réputation de ce restaurant reconnu comme une des meilleures adresses européennes.

« La création culinaire est une modulation des habitudes gustatives »

Le restaurant du 21ème siècle fait dans le sur mesure », affirme d’entrée, le Chef étoilé qui voit son Bon-Bon comme une architecture complexe, bâtie sur les piliers que sont les hommes et femmes qui travaillent avec lui. Christophe est alors le Chef d’orchestre rappelant sans cesse à son équipe la question-clé, « A quelle qualité, à quelle surprise, à quelle expérience  s’attendent les personnes qui pénètrent notre maison ? ». Le succès d’une telle institution reposant dans la confiance gagnée auprès des gastronomes de la capitale européenne. 

A la question du goût, plat de consistance  de l’interview, Christophe répond de manière un peu ironique : « Le goût est égoïste chez un chef ; tout naît d’une première expérience en cuisine où l’on évalue à partir d’une sorte de ligne médiane du goût universel, les variations, les créations possibles qui emnèneront le client vers des contrées un peu différentes de celles de sa zone de confort habituelle. La confiance est alors donnée si le Chef peut jouer sur ce qui rassure et sur ce qui surprend les hôtes. On vient chez Bon-Bon pour retrouver une qualité reconnue et, en même temps, pour expérimenter de nouvelles saveurs, de nouvelles alliances… ». Comme on organise de nouvelles rencontres?

Le luxe contemporain repose justement sur l’adaptation à chaque type de palais : de ses envies premières jusqu’à ses aventures possibles. Mais le Bon-Bon propose une expérience globale. Présentation visuelle du plat, mais aussi décoration intérieure, musique… «  un groupe de jeunes gens s’est attablé et, tout d’un coup, j’ai eu envie de passer du Nick Cave pour donner une ambiance  différente. Mais je diffuse aussi du Mozart remasteurisé… »

En dessert, Christophe nous rappelle l’intense réflexion qui accompagne chaque jour son travail de recherche, de créativité animant la cuisine raffinée, artisanale et artiste de Bon-Bon.

Avenue de Tervueren 453 B-1150
+32 2 346 66 15
restaurant@bon-bon.be